01 août 2006
la cafétaria...
(pour cause de vacances des redacteurs durant le mois d'aôut, je vous livre ici le debut du texte qui prend la suite de WILL et STEPH dans leur chevauchée vers l'enfer... La suite vous sera postée au retour de nos congès... Bonne reprise pour ceux qui rentrent de vacances et bonne vacances a ceux qui vont y être bientot...)
Le 14/01/2006,
Will avait sombré dans le coltard. Sa respiration était un peu forcée mais elle était régulière.
Pour ma part, j’étais limite nauséeux, j’avais un mal de crâne pas possible et une sorte de pic de douleur qui me traversait la poitrine de part en part. Chaque geste en était rendu douloureux de fait.
Will avait réussi à nous sortir de la voiture et nous avions péniblement atteint la station service, enfin le côté alloué à la cafétéria. Les morts étaient à notre poursuite, et malgré leur lenteur, se rapprochaient peu à peu de la porte d’accès où nous nous trouvions. Il fallait agir dans l’urgence, je pris donc soin de défaire rapidement la ceinture de mon ami inconscient, et m’appliqua à relier fermement entre elles les poignées des portes vitrées près desquelles nous nous trouvions. Ca ferait l’affaire.
La cafétéria avait l’air déserte, mais malgré les douleurs qui me tiraillaient de toute part, je ne me faisais aucune illusion quand à la possibilité qu’il y ait ici des morts qui nous attendaient de pied ferme. Je pris Will par les épaules et le mis sur l’une des banquettes qui se trouvaient à proximité. Il respirait normalement, son arcade ouverte avait l’air de s’être arrêtée de saigner. Je pris mon pistolet et le tonfa que je possédais et commençait à effectuer une progression tactique dans la cafétéria. Je pris soin de bien évidemment vérifier tous les accès et de les verrouiller du mieux que je pouvais. Celle ci était dotée de quatre accès : deux sorties de secours, un accès principal depuis l’extérieur et un sas d’entrée depuis la supérette de la station service. Pour les deux sorties de secours, pas de problème elles étaient maintenues fermées correctement et le seul moyen de les ouvrir était de pousser le mécanisme de l’intérieur. J’avais verrouillé la porte d’entrée par laquelle nous avions pénétré avec les moyens du bord. Le dernier moyen d’accès était doté de portes coulissantes. La cafétéria ne semblait pas avoir connu de carnage. Ce qui était plutôt rassurant en fait, preuve que peu de zombies devaient être présents dans les parages hormis ceux que nous avions croisé. Je trouvais tant bien que mal le disjoncteur. J’avais de la chance, il y avait du toujours du courant.
J’examinais le tableau (non pas que je sois une bête en électricité mais parfois un peu d’observation résolvait pas mal de situations), après quelques essais, je désenclenchais le fusible qui commandait le détecteur pour les portes coulissantes. Celles ci serait désormais closes. Par contre la lumière soudaine eut un effet que je n’avais pas trop anticipé, et tels des moustiques mes compagnons maudits se rapprochèrent des vitres de la cafet’ qu’ils martelaient de leurs mains, ongles et os apparents. Je finis mon tour rapido quand du coin de l’œil je vis deux-trois formes se déplacer vers mon ami étendu inconscient. Quel idiot je n’avais pas vérifié les toilettes. Ne voulant pas prendre de risque, je me rapprochais un peu et cria dans leur direction. Attiré par mon cri, ils se détournèrent de Will. Je mis un genou à terre et visait du mieux que je pouvais, me rappelant les consignes de tir visé : aligner les appareils de visée après avoir correctement « chaussé » l’arme… Faire le vide… Retenir sa respiration et faire feu…
Trois balles suffirent… Je m’occuperais d’évacuer les corps une fois que Will serait remis.
Je me remis en alerte et me déplaça rapidement en direction des toilettes. La porte était encore entrouverte, une odeur terrible de corps en décomposition émanait de l’ouverture. L’intérieur était un charnier des plus ragoûtant. Il y avait là peut être quatre personnes à moitié dévorées, l’une d’elle qui ne possédait plus qu’un seul de ses bras fonctionnel, se repaissait d’un morceau de torse qui se trouvait devant elle. Je mis fin à se spectacle horrible d’un coup de rangers et fit demi-tour.
L’un des zombies que j’avais tué précédemment portait un uniforme d’agent d’entretien. Il avais peut être un trousseau de clé qui aurait pu nous servir. Je pris sur moi pour tâter le corps en état de putréfaction avancé qui gisait devant moi.
Beurk… Ma seule consolation était de ne pas m’être trompé. Il y avait bien un trousseau de clé dans la poche du cadavre. Avec un peu de chance, il y aura peut être celle qui contrôle la grille de sécurité de la porte d’entrée extérieure.
Ma poitrine me faisait toujours mal. J’avais une barre au niveau du front et le mal que j’avais à reprendre mon souffle me laissait penser que j’avais le nez cassé.
Bingo !!
Je venais de découvrir avec joie un « carré », le type même de clé correspondant à celle que je recherchais. Je me levais en direction de la porte d’accès extérieur (celle que j’avais plus ou moins essayer de sécuriser avec la ceinture de Will) et je les vis de nouveau toujours plus nombreux, plus affamés, tenter de vainement repousser les portes afin de faire de nous leur petit déjeuner. Ces horribles parodies d’humains allaient être notre seule compagnie pour un bon moment. J’actionnai la fermeture de la grille antivol avec un sentiment de sécurité non dissimulé quand elle atteignit le sol en ayant déchiré quelques membres putréfiés rencontrés comme obstacles sur son passage.
Je pus enfin baisser l’intensité des lumières de la cafétéria et me poser un peu non loin de la banquette où se trouvait Will. Doucement, je me tâtais le visage et ma paroi nasale déformée. Je pris mon courage à deux mains et d’un coup sec la remis en place. La douleur fut telle que j’eu le souffle coupé et une perte de connaissance de quelques minutes.
Je restais allongé, le nez gorgé de sang que j’essayais d’évacuer à coup d’expirations forcées, tentant d’essayer vainement de me reposer.
(…)
J’avais réussi à prendre un peu de repos malgré les plaintes incessantes des morts qui nous attendaient dehors et le fait que je n’arrivais pas à penser à autre chose. Je me réveillais avec un mal de crâne horrible. J’avais du mal à respirer et le fait de mettre reposé n’améliorait pas la chose maintenant que les muscles s’étaient refroidis et que le stress était un peu descendu. Je refis un tour rapide de la cafet’, qui semblait sécurisée. En farfouillant un peu, je pus me sustenter avec les nombreux aliments conservés à divers endroits, et même me faire un café. Le soleil commençait à pointer le bout de son nez, me révélant l’ampleur de ce qui nous attendait. Les morts étaient désormais plus d’une centaine dehors à errer sur l’aire d’autoroute.
Comme Will était toujours inconscient, je commençais à nettoyer les WC avec les produits d’entretien que j’avais trouvé lors de ma fouille, cela nous épargnerait au moins les odeurs de décomposition humaine. Le plus dégoûtant était de ramasser les restes puants de tous ces cadavres en putréfaction. Les morceaux se mêlaient entre eux à tel point que l’on ne pouvait plus deviner quoi était à qui.
